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L'Atelier Buissonnier vous salue bien !

Très heureux de vous trouver sur notre site. Vous avez tout loisir d'envoyer des textes si vous le désirez. Le responsable lecture les mettra en place sur le portail pour être visible de toutes et de tous.

L'Atelier propose régulièrement des thèmes d'écriture et se retrouve pour des réunions de travail dans la convivialité à des endroits différents selon la saison et l'opportunité.

Cet atelier fonctionne en région PACA, dans l'environnement de la Londe les Maures. Il s'intéresse à toutes les formes d'art et d'écriture, se déplaçant pour visiter des expositions et des lieux d'intérêt. Il a vocation à intervenir dans des lectures et des spectacles publics.

Vous pouvez aussi vous inscrire au site ce qui vous permettra d'accéder à d'autres contenus et d'être au courant de l'activité du groupe des membres de l'atelier d'écriture.

 

Au plaisir de vous lire.

 

Rencontre avec Jean Giono

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Bonjour les amis !
Voilà l'automne installé avec ses clameurs d'orages et ses grandes venues d'averses. Nous avons retrouvé Jean Giono depuis deux semaines déjà et poursuivons notre immersion dans son univers qu'il construisait depuis son Paraïs.
La première séance du 24 Novembre nous a permis de mieux approcher l'écriture de Giono et la construction de ses romans avec la déambulation virtuelle de ses personnages autour de sa table où attendaient les plumes Nostradamus et l'encre bien noire.
Le montage d'un film absorbant plusieurs sources vidéo a montré l'homme, l'écrivain et sa maison de famille.
Nous avons écrit à partir de Provence et de Jean le Bleu.

Publié le : Jeudi 05 décembre 2019 @ 11:30:30

Mon père était cordonnier

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Mon père a été un point d’ancrage, un barycentre autour duquel je me suis construit.

On ne le sait pas quand on est enfant, on le découvre plus tard quand on hérite des valeurs qui étaient les siennes.

Mon père était cordonnier. Cordonnier mais aussi coupeur. Il travaillait  en ville dans quelque atelier qui me paraissait si loin que je n’ai aucun souvenir d’y être allé souvent.

Il me suffisait de le voir chez nous où il avait recréé son monde de manière à y officier.

C’était dans mes huit ans, cet enchantement silencieux de simplement m’asseoir là sur un petit tabouret, un peu bancal, et de le regarder, simplement le regarder.

Il avait des gestes précis mais doux, hérités d’un long apprentissage, ses mains fortes savaient s’assagir et caresser le cuir afin d’en connaitre le grain, le caractère, en assurer la domesticité, le libérer de sa mémoire de bête.

Il a toujours voulu faire bien pour faire beau.

Après que les deux fussent en communion, la main et le cuir, il y avait toujours cette phase qui me donnait des frissons. Le tranchet trouvait sa trajectoire gourmande dans la peau assouplie et mon père découpait des territoires de couleur. Les formes de ces continents éphémères me paraissaient curieuses et toutes différentes, sans se parler l’une à l’autre.

J’attendais alors la magie, sans un mot, avide de voir s’assembler ces fragments dépareillés pour que naisse l’objet terminé, finement cousu de ligneuls passés par l’alène qui me paraissait gigantesque.

 

Publié le : Jeudi 05 décembre 2019 @ 10:25:14

Mi Ricordo.

jeanlebleu.jpg

Non, je ne me souviens pas de l’atelier de mon père.

Quand, mon père, Jean, parlait de l’atelier, c’était l’appellation générique,

pour parler de son lieu de travail : les ateliers de construction navale , à la Ciotat, ville d’accueil, de mes parents

qui venaient de l’Italie du sud, trouver leur eldorado.

Ce dont je me souviens, c’est d’avoir fréquenté l’echopppe de son compatriote, monsieur Sergio, cordonnier de son état 

et ou l’on m’envoyait voir l’avancement , de la confection, d’une paire de chaussures.

Buongiorno Antonio !

Come va il tuo padre.

Invariablement, je répondais : è stanco.

Mais pourquoi tant de fatigue ?

 

C’est qu’il commence à prendre de l’âge, et son contremaître s’evertue à le faire grimper sur les échafaudages.

Comment , notre ami, arrivait-il a parler, tout en pinçant entre ses lèvres, des petits clous qu’il appelait des semences.

Je me garderai bien de dire, qu’il travaillait à perdre haleine, jeu de mot mal venu pour un cordonnier.

 

Publié le : Jeudi 05 décembre 2019 @ 10:16:42

Il n’est de bon chemin !!!

chemin.jpgBlade Runner 2049

 

Il n’est de bon chemin , que celui qu’on veut prendre

et , dès le carrefour, il ne faut se méprendre 

le ciel m’en est témoin, je l’ai pris au hasard 

j’ai marché d’un bon pas, sans prendre de retard.

 

Publié le : Mardi 12 novembre 2019 @ 15:57:00

La chaise vide.

img1.jpg P1210373.jpg

Exposition Marc Jore. La Londe les Maures

 

Pourquoi  je me sentais saisi, d’une angoisse grandissante, à la vue de cette photo, de Marc Jore.

une chaise lugubre, étrangement vide, une paire de menottes, accrochées au dossier, et en face, contre ce mur,

deux trous beants, insondables, aveugles.

Mais, où se situait cette scène.

mon imagination, me jouait-elle des tours?

non, j’en suis persuadé, nous étions à Auschwitz, ce camp de concentration immonde, où sont morts

dans des souffrances atroces, des juifs, des communistes, des homosexuels.

Cette chaise était forcément occupée par le Kapo, surveillant désigné, ou volontaire, des basses besognes.

Et, que dire de ces graffitis ridicules, qui sont une insulte, à la gravité des lieux.

j’ai quitté du regard, cette photo, qui me rendait mal à laise,et me suis tourné, vers d’autres images plus

attrayantes, tout en reconnaissant, le talent de l’artiste, puis, je suis reparti avec du vague à l’âme.

Objets inanimés, avez vous donc une âme ?

 

 

Publié le : Mardi 12 novembre 2019 @ 15:43:20

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